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Madagascar Focus
28. mars
2013
Madagascar
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Je suis Malgache, Merina et fière de l’être… Et alors?

La lecture de l’article « Ny fireneny Merina » ne laisserait pas beaucoup de Malgaches – comme moi – indifférents puisque Madagascar n’a jamais été, disons-le, un modèle en terme de « solidarité nationale ». Cet article de « blog » (qui insinue que le blogueur peut raconter ce qu’il veut sans limite, « normalement », contrairement à un journaliste) m’a personnellement doublement frappé de par son contenu : sujet sensible #1 des Malgaches, mais aussi de par le fait qu’il m’est assez difficile de rester objective entre l’objet et le sujet (Parce que je me sens visée? Parce que j’ai pu « me faire une idée subjective des sujets ? L’auteur ou l’interviewé, ou les deux ?) Néanmoins, en tant que blogueuse, je vais m’offrir le luxe d’user de mon « droit de réponse » même si personne ne me l’a demandé.

Bien que l’auteure du blog ne me semble pas trop friande de compliments (subjectivité), son article, grâce à ses « sauts d’humeur », a le mérite de crever l’abcès sur LE sujet qui dérange à Madagascar : l’ethnicité !

Si, à mon humble avis, nous sommes tous quelque peu « racistes » à des niveaux différents, l’école de la vie nous apprend à « accepter la différence ». Nous vivons chaque jour avec des propos racistes, soient-ils volontaires ou non. Un collègue m’avait raconté qu’il n’a réalisé que depuis peu (et moi, après qu’il me l’ait dit) qu’une phrase commençant par « Ny olona aty… » (les gens d’ici) avait une connotation péjorative dans certaines régions de l’île. Ou encore quand nous Malgaches disons : « C’est une Européenne qui dirige le projet, elle s’amène avec ses grands chevaux et toutes ses théories occidentales qui sont totalement inadaptées au contexte « national » ou « local », (comme vous voulez, selon que vous vous sentez plus appartenir à une ethnie ou au pays). Nous évoquons souvent les blagues « belges », de « blondes », le « sourire Africain », la « théorie des climats » expliquant la nonchalance de ceux qui vivent sous les tropiques… d’autres vont même jusqu’à expliquer le « moramora » Malgache par le trop plein de manioc (oui oui, n’avez-vous pas envie de dormir après avoir mangé du « ravitoto« ?).

Tout cela pour en arriver à la conclusion que nous, êtres humains, avons tendance à vouloir catégoriser une personne, une situation, une réaction dans les tiroirs de nos « leçons reçues » d’expériences, d’éducation et de lavages de cerveau. Nous vivons suivant des repères « innés, appris ou imposés » et notre recherche d’identité fait partie de cette quête personnelle, ethnique, nationale. Un psy m’a demandé, pour casser mon raisonnement « trop » rationnel, « qui es-tu? » Si l’un d’entre vous peut y répondre, merci de m’aider parce que je dois avouer que je cherche encore la réponse. Auparavant, ce texte ci-dessous pourrait vous aider à vous perdre autant que moi:

Une femme était dans le coma et se mourrait.
Elle eût soudain l’impression qu’on l’amenait au ciel et qu’elle se trouvait au lieu du jugement.

– Qui êtes-vous? » demanda une voix.
– Je suis la femme du maire, répondit-elle.

– Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la femme, mais bien qui vous êtes.
– Je suis la mère de quatre enfants.

– Je ne vous ai pas demandé de qui vous êtes la mère, mais bien qui vous êtes.
– Je suis maîtresse d’école. »

– Je ne vous ai pas demandé qu’elle est votre profession, mais bien qui vous êtes.

Et cela continua ainsi, quelque fût sa réplique,
elle ne semblait pas fournir de réponse satisfaisante à la question .

– Qui êtes-vous?
– Je suis chrétienne. »

– Je ne vous ai pas demandé votre religion, j’ai demandé qui vous êtes.
– Je suis celle qui est allée tous les jours à l’église et qui a toujours aidé les pauvres et les miséreux.

– J’ai demandé non ce que vous avez fait, mais qui vous êtes.

Elle a manifestement échoué à l’examen, puisqu’on l’a renvoyée sur terre.
Quand elle se remis de sa maladie, elle décida de découvrir qui elle était.
Et cela fit toute la différence.

Votre tâche consiste à être.
Pas à être quelqu’un, pas à n’être personne,
parce que cela implique avidité et ambition;
pas à être ceci ou cela et ainsi devenir conditionné,
mais juste à Être.

https://www.lespasseurs.com/Qui_etes-vous.htm

Revenons à nos moutons… de panurge ! Après le grand focus de la page facebook : « Firenena Merina« , malgré la première réaction amenant à penser que le terme « Firenena » se traduit par « nation », je vais mourir moins idiote parce qu’effectivement, le mot « firenena » a aussi pour traduction du Malgache à l’Anglais « a race, a tribe » ou vers le Français « peuple ». Mon second réflexe a été de vérifier si les autres ethnies Malgaches affichent aussi clairement leur fierté et sentiment d' »appartenance » à un groupe de personnes particulier sur Madagascar : Sakalava, Betsileo, Betsimisaraka, Antanosy, Bezanozano… Puis, pour comprendre si c’est le même cas sur la planète, effectivement, nous avons la page des Newyorkais. des Toulousains… La recherche d’identité, le besoin d’appartenance et d’être classifié comme un dossier dans un « tiroir » est donc effectivement naturel et humain.

Mais alors, pourquoi cet article m’a amené à réagir ?

Sûrement pas parce que j’ai honte de mes racines, même si je trouve « vieux jeu » de le crier sur tous les toits… C’est bien d’être fier de ses origines, quelles qu’elles soient, mais… et après, qu’est ce que cela m’apporte dans mon présent et mon futur ? Je suis issue d’un peuple d’anciens esclaves, colonisés par les Français… et donc, de par l’histoire qui nous lie, je devrais « haïr » tous les français ? Et surtout, devrais-je les « catégoriser » dans mon tiroir « France = colons » et donc mettre tous les Français dans le même sac ? S’il est vrai que nous sommes conditionnés par notre environnement, que chaque culture a ses propres avantages et inconvénients, je ne saisis pas en quoi « revendiquer ses racines » nous fait avancer ou reculer dans notre petit bonhomme de chemin ? Je suis Merina, Malgache… et alors? Statu quo !

L’ethnicité est d’autant plus d’actualité que demain, le 29 Mars, nous commémorons l’insurrection de 1947. Allons-nous nous souvenir de ces 89 000 compatriotes morts « pour le pays » et non pour X, Y ethnie pour cultiver la haine envers la patrie colonisatrice ou plutôt pour nous souvenir de l’importance d’une patrie = Madagascar et prendre exemple sur le courage de ces Malgaches qui ont donné leur vie pour une cause qui pour eux, était juste ; Une bataille qui valait la peine d’être entreprise, à tout prix ? Nous, Malgaches qui accordons beaucoup d’importance et un profond respect aux défunts, ils doivent se retourner dans leurs tombes en nous voyant ruminer le passé sur des bases « ethniques » plus que « nationales ». Devrait-on déclarer Madagascar comme étant un continent où chaque ethnie serait un pays ?

Aussi, le proverbe Africain « si tu ne sais pas où tu vas, souviens-toi d’où tu viens » me semble « obsolète »… revenant aux propos « d’évolution ». C’est louable de garder ses propres rites culturels, d’affirmer en quoi nous sommes différents du reste du monde… Ceci étant, votre rythme de vie et de travail est-il le même que du temps de vos grands-parents et de vos parents ? A quelques exceptions près, peut-on aujourd’hui, sur Madagascar, se permettre une vie avec quelques extras avec un seul revenu ? Les femmes ne travaillent-elles que pour satisfaire leur besoin d’émancipation… sur Madagascar ? Qui de nos jours peut s’offrir le luxe de ne pas se mettre tous les atouts de son côté et planifier son avenir, même si Dieu est le seul qui décide si nous allons réaliser nos rêves ou pas ? Alors, ne s’agit-il pas ici d’évolution ? D’après ma compréhension, le positivisme et la vie en elle-même ne résident pas dans le passé. Quand nous voulons avancer, allons-nous de l’avant ou en marche arrière ? Pleurons-nous nos chagrins d’amour indéfiniment pour ne plus croire en l’amour ou acceptons-nous de tourner la page avec les séquelles du passé ? Retenir les leçons du passé est essentiel pour que l’histoire ne se répète pas mais rester scotché au passé n’apporte pas son grain de sable au désert… Les grains de sable du passé demeurent et peuvent former le pilier de ce désert mais qu’apportons-nous alors, nous qui sommes encore vivants ? Et Dieu sait combien notre traversée du désert est interminable dans ce pays. En 2013, si tu ne sais pas où tu vas, pose-toi, ne bouge pas, réfléchis jusqu’à ce que tu puisses imaginer un semblant de sentier qui te fasse avancer !

Enfin, que cet article ait mit l’accent sur les Merina, Antanosy, Sakalava ou autres, ce que je trouve personnellement déplorable à Madagascar (et ceci n’engage que moi), c’est justement cette insuffisance « d’identité nationale« . Autant, l’expression malgache « vazaha mody miady » (des blancs qui font semblant de se disputer) est vraie, autant nous prônons le « gasy mody miaraka » (des malgaches qui font semblant d’être unis). Une fraîche conversation avec un pêcheur de Sainte-Luce, dans les environs de Fort-Dauphin, résume bien l’état d’esprit que je partage : « J‘ai été pêcheur toute ma vie, je ne sais faire que cela. J’ai entendu que QMM pourrait s’installer chez nous et j’ai beaucoup d’appréhensions par rapport à ce changement. Ce que je souhaite, c’est qu’ils prennent le temps de nous apprendre d’autres choses si ce changement doit se faire, parce que nous voulons apprendre et nous avons des capacités que d’autres n’ont pas. Le reproche que j’ai envers QMM, ce n’est pas tant qu’ils emploient des gens d’Antananarivo (des Merina, comme moi qui ai discuté avec lui), mais plutôt qu’ils nous imposent le changement sans se préoccuper de notre avenir. » Je vous laisse suivre les nouvelles des revendications actuelles sur Fort-Dauphin qui, une fois de plus, de par cet amour « ethnique », finit par de purs débats racistes avec comme principal objet la ségrégation et la culture de répugnance pour la différence !

Quand une personne « ouverte d’esprit » est face à un obstacle parce qu’elle n’a pas les armes adaptées pour gagner la partie, elle observe, apprend et ajuste ses armes pour revenir sur le front. Quand une personne « étroite d’esprit » est face à un obstacle, elle s’accroche à ses armes (*prie fort pour un miracle) sans jamais rien changer et s’étonne de ne jamais surpasser cet obstacle… et bien sûr, pour ne pas le prendre sur soi quand on rentre bredouille, il faut s’accrocher à quelque chose… et dans cet article, ce quelque chose, c’est l’Histoire… L’Histoire ne s’arrête jamais, pourquoi accorde t-on plus d’importance sur l’Histoire qui a déjà été écrite avec de l’encre de sang, plutôt qu’à l’Histoire qu’il nous est demandé d’écrire aujourd’hui, maintenant, demain, et pour les futures générations… pour qu’elles aussi à leur tour, puissent avoir la combativité nécessaire pour mener ce pays à une cohésion nationale.

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Article : Le Port d’Ehoala célèbre son 10 000ème passager de croisière à Fort-Dauphin, Madagascar
Madagascar
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04/01/2013

Le Port d’Ehoala célèbre son 10 000ème passager de croisière à Fort-Dauphin, Madagascar

Fort Dauphin par wallygrom, via Flickr CC
Fort Dauphin par wallygrom, via Flickr CC

Le port d’Ehoala et l’Office Régional du Tourisme de Fort-Dauphin ont célébré, à la veille de 2013, leur 10.000ème touriste de croisière. Cet heureux voyageur se trouvait parmi les 2.022 passagers du  navire MSC Sinfonia.

Une délégation menée par le Directeur du Port, Monsieur Philippe Murcia, et par la Présidente de l’Office Régional du Tourisme, Madame Viviane Dewa, a accueilli la grande gagnant,e en présence des Autorités locales. De nationalité française, cette chanceuse travaillait en Afrique du Sud et avait choisie de clôturer l’année en partant à la découverte de l’île endémique qu’est Madagascar, bien représentée par la diversité de la faune et de la flore de Fort-Dauphin.

Afin de marquer l’authenticité de la région, des cadeaux de bienvenue de fabrication locale lui ont été remis, dont des produits artisanaux et des pots de confiture des fruits de saison entièrement préparés par l’Association Cielo Terra, située à quelques kilomètres de la ville.

Les escales de fin d’année au Port d’Ehoala ont débuté en 2010 , un an après l’ouverture du port, avec un bilan total de 14 000 passagers et 19 escales en Janvier 2013.

Le port d’Ehoala, avec son homologation de sûreté ISPS et ses certifications ISO 9001 (Qualité) et 14001 (Environnement) séduit de plus en plus les compagnies internationales de croisières, faisant de ce port une véritable clé d’entrée pour le développement tant touristique qu’économique de Madagascar.

Madafocus

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Article : Concours National – Démocratie et Droits de l’Homme – pour les Lycéens Malagasy
Non classé
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29/11/2012

Concours National – Démocratie et Droits de l’Homme – pour les Lycéens Malagasy

   Évènement créé et organisé par l’Association des anciens diplômés des États-Unis ou USGA (United States Graduates’ Association), en collaboration avec l’Ambassade des États-Unis de Madagascar, le présent concours consiste non seulement à sensibiliser la jeunesse Malgache – et plus particulièrement les lycéens en classe de 2nde et 1ère qui sont invités à former des groupes de 3 personnes – aux intérêts communs en tant que citoyens, mais aussi à inciter ces jeunes à s’exprimer sur la situation actuelle de Madagascar.

Le concours national se divise en deux (2) étapes :

Étape 1 : Concours écrit

Deux sujets au choix sur la démocratie et les droits de l’homme sont proposés par le Comité organisateur (USGA et l’Ambassade des États-Unis) aux lycées publics de toutes les régions de Madagascar :

1. « CITOYENNETÉ ET CIVISME À MADAGASCAR »,

2. « RESPECTER LES DROITS DE L’HOMME, C’EST PROMOUVOIR LA VIE. EXPLIQUEZ »

Le sujet choisi sera traité à l’écrit, en malgache, en anglais ou en français, sous forme de dissertation.

Les huit (8) meilleures dissertations seront sélectionnées pour l’étape 2.

Étape 2 : Concours oral

  • Les huit (8) meilleures équipes participeront à un débat parlementaire ouvert au Centre Culturel Américain à Antananarivo avec de nouveaux sujets relatifs aux mêmes thèmes.
  • Le séjour des équipes finalistes (3 lycéens et un éducateur) n’habitant pas à Antananarivo sera pris en charge par les organisateurs (hébergement, restauration, transport)
  • La finale est prévue pendant les vacances de Pâques 2013.

N’hésitez plus, formez votre équipe et inscrivez-vous avant le 10 Janvier 2013 à usga.madagascar@gmail.com.

Les informations complémentaires sont disponibles sur notre page facebook ici.

 

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Article : Allée des Baobabs : Les Géants sont toujours là !
Non classé
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27/11/2012

Allée des Baobabs : Les Géants sont toujours là !

  Fanamby, mandaté par le Ministère de l’Environnement et des Forêts pour gérer l’Aire Protégée de l’Allée des Baobabs, tient à vous partager des informations concernant les feux sur l’Allée des Baobabs, le Samedi 24 novembre 2012, car quelques informations sont erronées au niveau de la presse écrite.
 11 ha ont brûlé dans l’Aire Protégée de l’Allée des Baobabs et 9 ha à l’extérieur.
 L’Aire protégée en création, Allée des baobabs, a une superficie de 320 ha et contenait lors de sa création en 2007, 313 pieds de baobabs. 3 espèces de Baobabs sur les 6 existent dans l’Aire Protégée : A. grandidieri, A. rubrostipa et A. za
  Depuis, sa création, environ 220 plants de baobabs ont été plantés dans l’AP avec les 3 espèces de l’Aire Protégée.
 Les feux ont ravagé 99 plants sur les 220 mais n’ont détruit aucun baobab géant.
 Les enquêtes, menées par la Gendarmerie et la DREF du Menabe, suivent son cours pour élucider l’origine et éventuellement l’auteur du feu.
 Avec la centaine de plants existants actuellement au niveau de la pépinière de l’Aire Protégée, les communautés locales, encadrées par les agents de la DREF et Fanamby effectueront le remplacement des plants incessamment sous peu.

 

 

 

 

 

 

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Article : Quel Slogan pour Air Madagascar?
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23/10/2012

Quel Slogan pour Air Madagascar?

S’il est vrai que, dans un souci de solidarité patriotique, il n’est pas toujours conseillé de médire ou d’ébruiter des informations compromettantes à l’endroit des siens, il faut également savoir dire « stop » aux manques de respect de certaines boîtes nationales… Bon, après, l’exemple vient d’en haut me direz-vous alors à quoi bon ! Néanmoins, l’atout de notre ère est d’avoir les réseaux sociaux pour partager nos frustrations à qui veut bien les lire…

Notre attention se porte aujourd’hui sur la compagnie à laquelle nous décernons la médaille d’or des remontrances de la clientèle : Air Madagascar. J’aurais aussi bien pu nommer la Jirama, les offres alléchantes d’Internet « Haut débit » dont la définition du haut débit n’a d’égale que leur « haut » degré d’intégrité, d’incompétence et d’intelligence…

Changement 1 : L’avant dernier changement recensé des conditions d’Air Madagascar (3ème trimestre 2012) était l’application de différents tarifs selon que vous désirez voyager avec ou sans bagages… pour les vols nationaux en tout cas. Soit, compréhensible au niveau de la réduction des coûts, la clientèle peut encore s’adapter.

Changement 2 : En vigueur depuis ce mois d’Octobre 2012, à chaque changement de dates de votre billet d’avion, vous devez payer une pénalité !  Auparavant, seul le no show était pénalisé, ie quand vous ne vous présentez pas à l’aéroport à l’heure de l’enregistrement… Ce changement est vraiment surprenant quand nous voyons le nombre de vols (nationaux toujours au moins) annulés, reportés au lendemain, ou au mieux en retard de plusieurs heures ! Oui, Air Madagascar vous fait bien sentir cet air de nouvelle philosophie : « C’est quoi ton problème, tu es toujours en vie et arrivé à bonne destination… Tu aurais même dû en profiter pour remercier le ciel avant l’atterrissage.  »

Les problèmes justement, en voici quelques uns :

Madagascar n’étant déjà pas dans le top 10 des meilleurs régimes politiques, des efforts de relance de l’économie sont entrepris par le secteur privé, las d’attendre le dénouement des mascarades de certains dirigeants d’État. Parmi les secteurs qui voudraient re-décoller (décollage avez-vous dit ? Avec Air Madagascar, il va falloir s’armer de patience et de blablas commerciaux pour maintenir l’intérêt de celui qui voudrait embarquer à Madagascar, et finalement débarquer plus vite qu’il n’a embarqué!), le tourisme. Étant une île, ceux qui viennent de l’extérieur peuvent encore esquiver Air Madagascar. Par contre, une fois en terre conquise, appréciez ces longs moments d’attente, d’incertitude, avec 01/100 (leur donner un zéro demanderait une explication particulière) de communication à l’aéroport, un super cocktail de bienvenue. Que les touristes soient locaux ou étrangers, les gens ont mieux à faire que de perdre leur temps entre 4 murs paradisiaques appelés « aéroport ». Oserai-je ajouter que la destination Madagascar est plus chère pour les touristes étrangers, ils peuvent s’offrir des destinations « réputées » à moitié prix… Financièrement parlant, pour venir à Madagascar, il faut vraiment avoir plus que l’envie d’y venir. Pour mélanger tous les secteurs d’activités, prenez l’agenda chargé d’un investisseur étranger potentiel qui viendrait pour une visite de reconnaissance… Que reconnaitra t-il? Et enfin, pour les professionnels en mission, il devient maintenant impossible de prévoir un agenda pendant la demi-journée prévue de l’arrivée de votre vol…

Un autre point qui était choquant au début mais qui devient presque prévisible, c’est la fréquence qui diminue de mois en mois de cette compagnie aérienne à s’excuser de leur retard. Dans le style « le client est roi », Air Madagascar l’a sûrement interprété comme « Je suis en situation de monopole, je suis le roi! »

Combien sont ceux qui sont excédés par ce manque de respect croissant de cette compagnie qui, à mon souvenir, n’a pas eu de bénéfice net depuis des années mais qui continue de prétendre prendre son envol ? Ces retards sont-ils dus à l’obsolescence de son parc d’avions, au manque de discipline des employés qui respectent le « fotoana gasy » (rdv malgache, voulant dire que la ponctualité ne sera pas de mise)… ou juste à un « laisser-aller »? N’avons-nous pas le droit de savoir?

Pour revenir aux réseaux sociaux, pas besoin d’aller loin, leur page facebook ne trahit pas :

 

Aussi, en guise de bon conseiller marketing d’Air Madagascar (et volontaire s’il-vous-plaît), communément appelé « Air Mad », le slogan de la victoire aura pour nom « Air Mad, the Company that drives you Mad« … (en anglais, c’est plus vendeur et proche de la réalité non ?). Sur ce, je m’en vais soigner mon mal… de l’air !!!!!

PS : Mes bons sentiments à mes amis proches y travaillant.

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24. sept.
2012
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Qui vole un oeuf vole un boeuf… La légende du zébu du Sud de Madagascar

  La deuxième moitié de l’année 2012 sera bien marquée par la recrudescence des vols de zébus dans le Sud de Madagascar avec à la tête du banditisme le dénommé Remenabila.

Si les marketeurs les plus inspirés le surnomment le Ben Laden Malgache, les journaux officiels y rajoutent d’autant plus de « sensationnel » quant à la trajectoire du fléau des « dahalo » (les voleurs de zébus en Malgache) vers « Tana » (diminutif d’Antananarivo, Capitale de Madagascar).

Culturellement et historiquement, le zébu est le symbole de richesse dans la vie des Malagasy. L’évolution de la valeur de la richesse se traduit désormais, pour les dahalo, au vol de zébus et d’argent exclusivement. Le manque de confiance ou l’absence de structures financières dans certaines localités de l’île amènent les ménages à garder leur argent à la maison.

Dans le Sud particulèrement, la grandeur d’un homme réside dans l’ampleur de son cheptel. Le vol de zébu est parfois perçu comme un signe de virilité avant le mariage.

Le zébu accompagnera l’homme jusqu’à sa mort, laissant les cornes de sa richesse sur son tombeau… au détriment du concept d’héritage.

Néanmoins, au-delà des faits relatés sur certains évènements dont le massacre des dahalo par des villageois à Fenoevo dans la région Anosy, il semble indispensable de se mettre dans le contexte. Dans cet article, un témoignage relate que les villageois savaient que leur village serait attaqué. En effet, les interventions des dahalo ressemblent davantage à des visites -bien que sûrement pas de courtoisie- qu’à des attaques ; ils préviennent de leur arrivée (bien sûr, sans la date exacte ni l’heure) et ainsi, laissent le choix aux villageois de rester ou de quitter les lieux provisoirement.

La démystification et l’explication du phénomène des dahalo s’avèrent importantes afin de ne pas juste s’arrêter sur les faits de « vols » et de « massacres »… ce qui n’excuse en rien leurs pratiques mais qui pourtant, montre et prouve que le taux d’insécurité est quelque peu mesurable : en bref, si vous n’avez ni zébu ni argent chez vous mais que vous ayez le dernier cri des téléphones portables, appareils photos et ordinateurs Mac pour immortaliser vos instants magiques en tant que touristes, vous ne présentez aucun intérêt pour les dahalo !

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Reflets de réalités sociales, culturelles et économiques

Auteur·e

L'auteur: Valy
Originaire de Madagascar et vivant à l'étranger, ce blog me permettra de partager un point de vue ou un "focus malagasy" au fil de mes aventures.

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